A chaque trouble son type de verre correcteur : en dehors de son indice de réfraction et de sa nature (organique ou minérale), la géométrie du verre a un rôle essentiel dans la solution apportée pour améliorer la vue. 80 % des porteurs de lunettes sont équipés de verres unifocaux.

Un simple foyer pour un défaut unique

Contrairement aux verres multifocaux (verres à double et triple-foyer, verres progressifs) présentant plusieurs zones de vision (de près, intermédiaire, de loin), la puissance des verres unifocaux ou à simple foyer est identique sur toute la surface du verre.

Ces verres sont adaptés pour la correction d’un problème de vue en particulier : myopie, hypermétropie, astigmatisme, ou strabisme, et en cas de presbytie pour voir net à une distance précise (lunettes de lecture ou « demi-lunes »).

La myopie, qui est généralement héréditaire et apparaît dès l’enfance, correspond à un globe oculaire trop long provoquant une vision floue à distance.

L’hypermétropie, à l’inverse, correspond à un globe oculaire trop court provoquant une vision floue de près et un effort pour une vision à distance qui occasionne maux de tête et fatigue oculaire.

L’hypermétropie mal corrigée est parfois à l’origine d’un strabisme, un défaut de parallélisme des yeux.

L’astigmatisme correspond à une anomalie de la courbure de la cornée provoquant une vision floue quelle que soit la distance.

Les verres multifocaux, qui sont aujourd’hui à 99 % des verres progressifs, bien plus esthétiques que les double et triple foyers à zones marquées, traitent quant à eux sur la surface du même verre toutes les corrections nécessaires à une vue nette à toute distance. Ils sont particulièrement adaptés en cas de presbytie, un trouble de la vision de près provoqué par le durcissement du cristallin lié à l’âge.

Verres unifocaux simples et complexes : à chaque trouble sa géométrie

La géométrie des verres unifocaux est plus ou moins simple selon le défaut à corriger ou les besoins d’amincissement des verres.

La myopie et l’hypermétropie sont corrigées par des verres sphériques à la géométrie simple : une forme concave avec un verre plus fin au centre pour corriger la myopie et bien voir de loin ; une forme convexe avec un verre plus épais au centre pour corriger l’hypermétropie et améliorer la vision de près.

Les verres toriques, qui n’ont pas la même épaisseur sur toute la surface, compensent les irrégularités de la cornée des astigmates.

Les verres asphériques, dédiés surtout aux fortes corrections, sont plus plats et plus minces et offrent une vision plus nette.

Les verres unifocaux, au prix généralement beaucoup moins élevé que celui des verres progressifs, peuvent suffire à corriger de nombreux troubles visuels lorsque la presbytie n’y est pas associée : compter en moyenne 25 à 180 euros le verre à simple foyer, contre 150 à 380 euros le verre progressif. Vous pouvez en parler à votre opticien pour avoir plus d’informations !

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